L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a récemment achevé une évaluation exhaustive de l'aspartame, cet édulcorant synthétique bien connu. Selon leurs conclusions, sa consommation ne présente pas de danger pour la santé publique.
Une évaluation complète
Les experts de l'EFSA ont scruté minutieusement les informations disponibles, s'appuyant sur une vaste littérature scientifique et sur des études récentes. Dans un avis préliminaire, l'EFSA déclare que l'aspartame ne pose "pas de problème de toxicité pour les consommateurs aux niveaux actuels d’exposition". Elle précise également que la dose journalière acceptable (DJA) est jugée sûre pour l'ensemble de la population, les niveaux d'exposition étant en deçà de cette limite.
Actuellement, la DJA recommandée par l'Organisation mondiale de la santé est de 40 mg par kilo de poids corporel, soit environ 2,8 g par jour pour un adulte de 70 kg. Par conséquent, pour dépasser ce seuil, une consommation particulièrement élevée et constante d'aspartame serait nécessaire, ce qui est rare dans la pratique.
Consommation sécuritaire
Pour illustrer cela, l'EFSA indique qu'un adulte pesant 60 kg devrait, pour atteindre la limite, consommer quotidiennement 12 canettes de soda light contenant de l'aspartame, ce qui est peu probable. En réalité, les sodas en contiennent des quantités quatre à six fois inférieures aux seuils maximaux autorisés.
Aspartame et femmes enceintes
Les débats autour de l’aspartame ne s’arrêtent pas là. Cet édulcorant est souvent associé à des inquiétudes concernant sa sécurité pour les femmes enceintes, notamment en ce qui concerne des liens potentiels avec des cancers ou des naissances prématurées. En réponse, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation a conseillé une vigilance accrue, concluant que l'aspartame ne présente "aucun intérêt nutritionnel" pour les femmes enceintes. De ce fait, une précaution s'impose concernant son utilisation durant la grossesse.







