Depuis que l'Organisation mondiale de la Santé a averti sur les dangers associés à la consommation de viande rouge et de charcuterie, ces dernières ont souffert d'une importante baisse des ventes. En effet, depuis octobre, les bouchers et charcutiers constatent une chute de 5% de leurs ventes.
Un désamour marqué pour la viande
Les Français semblent avoir perdu l'appétit pour les produits comme le pâté, le saucisson et le jambon. Les rayons de boucherie et de charcuterie dans les supermarchés sont maintenant souvent délaissés. Le cabinet IRI indique qu'en comparaison avec la même période en 2014, la baisse des ventes des produits de viande est préoccupante : "l'ensemble des produits de boucherie et de charcuterie affichent une baisse des ventes de près de 5%". Même le foie gras, un incontournable des fêtes, a connu une chute dramatique de 27,3%. Les rillettes, autrefois prisées, ont vu leur consommation diminuer de 11,7% selon les données de Nielsen.
Un impact de l'alerte sanitaire
Cette situation alarmante n'est pas sans lien avec la mise en garde lancée par l'OMS en octobre. Le constat selon lequel la consommation de viande rouge et de charcuterie a été classée comme "probablement cancérogène pour l'homme" a provoqué une onde de choc dans les habitudes alimentaires des Français. Bien que l'OMS ait par la suite nuancé son message, indiquant qu'il n'est pas nécessaire d'éliminer ces aliments, la méfiance semble s'être installée dans les esprits.
Une tendance qui pourrait perdurer
Malgré les efforts de l'OMS pour tempérer ses propos, les consommateurs semblent réticents à reprendre leurs habitudes précédentes. Reste à voir si cette méfiance à l'égard de la viande rouge et de la charcuterie s'inscrira dans la durée, affectant ainsi un secteur clé de l'alimentation française.







