Découvrez le kale sous un nouveau jour : une recherche récente met en lumière que ses feuilles internes, riches en glucosinolates, et ses feuilles externes, gorgées d’antioxydants, possèdent des atouts nutritionnels distincts. Apprenez à sélectionner chaque partie pour profiter au maximum de ses bienfaits.
Le kale, ou chou frisé, s'est hissé au rang de star des aliments sains grâce à ses profonds bienfaits nutritionnels. Ce légume chouchou des nutritionnistes est plébiscité à travers le monde.
Saviez-vous que toutes les parties de cette plante ne se valent pas ? Des chercheurs ont noté des différences notables entre les feuilles internes et externes, révélant ainsi de nouvelles stratégies pour maximiser nos apports en santé.
Des feuilles aux super-pouvoirs variés
Une étude parue dans la revue Physiology and Molecular Biology of Plants révèle que les feuilles de kale se distinguent par leur composition biochimique et leurs propriétés nutritionnelles.
Les chercheurs de l'Université de Qiqihar et du Laboratoire Provincial Heilongjiang, en Chine, ont mis en évidence que les feuilles internes renferment une concentration accrue de glucosinolates, similaires à ceux présents dans le brocoli, contribuant à des effets anticancéreux potentiels.
"Notre recherche démontre que les feuilles internes de kale affichent un niveau élevé de glucosinolates, associés à des effets préventifs contre le cancer", partagent les chercheurs.
À l'inverse, les feuilles externes regorgent d'antioxydants tels que les polyphénols, flavonoïdes et acide ascorbique, essentiels pour contrer les radicaux libres de l'organisme.
L'origine et le développement des recherches sur le kale
Pour explorer ces disparités, l'équipe a entrepris des expériences en laboratoire, utilisant des méthodes comme la spectrophotométrie et la chromatographie pour analyser les composés bioactifs des différentes feuilles de kale, en fonction de leur position sur la plante.
Les analyses ont révélé des concentrations élevées de glucosinolates dans les feuilles internes, ainsi qu'une activité antioxydante prononcée dans les feuilles externes, mesurée par le test DPPH, soulignant leur potentiel à lutter de manière plus efficace contre le stress oxydatif.
Les différences observées dans la composition des feuilles sont attribuables à leur stade de développement et à leur exposition à la lumière. Les feuilles exposées synthétisent une plus grande quantité d'antioxydants pour leur protection, tandis que les feuilles internes accumulent des composés protecteurs pour favoriser la croissance de nouvelles feuilles.
Ces résultats soulignent que le choix des feuilles de kale peut influencer de manière significative nos apports nutritionnels, offrant des perspectives enrichissantes tant pour l'industrie alimentaire que pour les amateurs de cuisine saine désireux d’optimiser les bénéfices de ce superaliment.







