Des stars de la gastronomie parisienne s’éloignent de la ville pour cultiver la terre et ouvrir des restaurants engagés.
Dans les départements des Yvelines, de la Manche, de l'Essonne et de l'Hérault, des chefs parisiens se lancent dans une aventure agricole. Cybèle Idelot, Thomas Benady, James Henry et Amélie Darvas ont récemment ouvert des établissements comme Ruche à Gambais, L'Auberge Sauvage à Servon, Le Doyenné à Saint-Vrain et Äponem à Vailhan. En investissant dans la terre, ces chefs ne cherchent pas seulement à changer d'air, mais à cultiver leurs propres fruits et légumes pour les plats qu'ils créent. Leur aventure s'accompagne d'une volonté de « reconnexion au vivant ».
Un lien authentique avec la terre
Cette tendance n’est pas un hasard. Depuis plusieurs années, les chefs ont mis en lumière l'importance de travailler en étroite collaboration avec les producteurs. Des noms comme Bachès pour les agrumes, Ospital pour les salaisons ou Casanova pour les huiles d'olive sont visibles sur les menus de ces chefs innovants. Fort de cette connaissance, l'envie d'installer leur propre potager s'est intensifiée, permettant un lien plus direct entre la cuisine et la nature.
Si des chefs comme Alain Passard ont déjà intégré des jardins dans leur approche culinaire, ces nouveaux restaurateurs choisissent de s'installer à proximité de leurs cultures. Cela leur permet d'être actifs dans l'évolution de leur potager, favorisant le respect des terres cultivées et une gestion d'équipe plus humaine.
Les avantages du potager en restauration
Cultiver un potager apporte divers avantages aux chefs. D'une part, ils bénéficient de produits frais et de qualité, récoltés à maturité. D'autre part, ils participent à l'entretien des jardins avec leurs équipes, instaurant ainsi un climat de collaboration. Alors que le secteur fait face à des défis de recrutement, ces initiatives favorisent l'engagement des employés en offrant un environnement de travail sain et inspirant.
Les projets emblématiques des chefs
Amélie Darvas et Gaby Benicio au Doyenné : Leur auberge à Vailhan, dotée d’un potager florissant, leur permet de cultiver des légumes qu’elles intègrent dans leur cuisine.
Thomas Benady à L'Auberge Sauvage : Le chef met un point d'honneur à travailler avec des produits locaux et de saison, cultivés dans son potager historique au cœur des Jardins de Servon.
Cybèle Idelot à Ruche : Avec un potager de presque 2 000 mètres carrés, elle prône une alimentation zéro déchet et crée un espace où son équipe travaille ensemble pour profiter de la nature.
James Henry et Shaun Kelly au Doyenné : Leur passion pour la bonne agriculture se traduit par un restaurant qui s’approvisionne à 95 % grâce aux produits de leur potager.







