Si vous recherchez un moyen efficace de perdre du poids, votre alimentation est probablement au cœur de vos préoccupations. Une nouvelle étude met en lumière un facteur essentiel : le degré de transformation des aliments. En effet, les chercheurs de l'University College de Londres, publiés dans la revue Nature medicine, soulignent que les aliments ultra-transformés pourraient entraver votre processus de perte de poids.
Étiquetés comme coupables dans l'apparition de maladies chroniques, ces aliments souvent trop gras, sucrés et riches en additifs représentent un risque pour la santé. Ils sont associés au diabète de type 2, aux maladies cardiovasculaires, au déséquilibre du microbiote intestinal, à l'inflammation chronique, au vieillissement cellulaire et même à certains cancers.
Différences entre aliments transformés et peu transformés
Les aliments peu transformés, en revanche, se distinguent nettement. Ils comprennent des produits préparés simplement à partir d'ingrédients bruts, sans ou avec peu d'additifs. Parmi eux, on trouve des conserves de légumes naturels, du fromage ou de la charcuterie artisanale. À l'opposé, les ultra-transformés résultent de processus industriels complexes qui incorporent une multitude d'ingrédients. Cela inclut les plats préparés, les sodas, les céréales sucrées et bien d'autres.
Les résultats d'un régime à base d'aliments peu transformés
Les chercheurs ont mis en place une étude sur 50 participants, divisés en deux groupes. Un premier groupe a suivi un régime peu transformé pendant huit semaines, suivi d'un régime ultra-transformé. Le second groupe a expérimenté l'inverse. Les résultats montrent que tous les participants ont perdu du poids, mais ceux ayant suivi le régime peu transformé ont connu une perte plus marquée, avec environ 2 % de leur poids corporel, contre 1 % pour l'autre groupe. Ils ont également affiché une diminution de la masse grasse, notamment au niveau abdominal.
Une perte de poids significative sur le long terme
Le Dr Samuel Dickens, l'un des auteurs de l'étude, souligne que même une réduction de 2 % en huit semaines est prometteuse et indiquerait une perte estimée à 13 % pour les hommes et 9 % pour les femmes sur une année. “Au fil du temps, cela pourrait avoir un impact considérable sur la santé globale,” explique-t-il.
En parallèle, d'autres bénéfices ont été observés chez les participants ayant suivi le régime à base d'aliments peu transformés. Ils ont noté une baisse de leur tension artérielle et de leur rythme cardiaque, ainsi qu'une meilleure régulation de la glycémie et une diminution des envies alimentaires. Ces améliorations sont des indicateurs d'une santé générale améliorée.







