La qualité de l’alimentation serait plus déterminante pour la santé que la seule consommation d’aliments ultra-transformés. Des recherches récentes soulignent que ces produits ne doivent pas être systématiquement évités.
Mais que désigne-t-on exactement par aliments ultra-transformés ? Il s’agit principalement de produits fabriqués industriellement, renfermant des ingrédients difficiles à reproduire à la maison comme des conservateurs, des émulsifiants, des édulcorants et des colorants artificiels. Parmi eux, on trouve des chips, des yaourts aromatisés, sodas et pains de mie complets.
Ces aliments se distinguent par une forte teneur en calories, sucres ajoutés, sel et graisses saturées, considérés comme des facteurs de risque de diverses maladies. Ainsi, leur consommation excessive a été liée à une augmentation du diabète de type 2, ainsi qu’à un risque accru de mortalité par maladies cardiovasculaires ou AVC.
La qualité de l’alimentation dans son ensemble
Cette étude s'appuie sur trois décennies de données issues de cohortes américaines pour éclairer la relation entre aliments ultra-transformés et santé sur le long terme. L’analyse a permis de dissocier l’impact du mode de production des caractéristiques nutritionnelles des aliments.
Bien que des liens entre une consommation élevée d'aliments ultra-transformés et le risque accru de mortalité prématurée aient été observés, il a été noté que chez les participants adoptant une alimentation de qualité, cette relation était nettement moins évidente.
Produits à base de céréales : des choix sûrs
En scrutant les produits ultra-transformés par catégorie, les chercheurs ont constaté que certains, comme les pains et céréales complètes commercialisés dans les supermarchés, n’étaient pas associés à des risques pour la santé.
Les auteurs concluent que, bien que réduire certaines catégories d’aliments ultra-transformés soit pertinent pour préserver la santé à long terme, il serait inapproprié de les discréditer tous sans exception.







