Vous souhaitez perdre du poids ? Inutile d'éliminer le gras de votre alimentation. Une analyse récente montre que les régimes pauvres en graisses n'apportent pas de résultats significatifs.
Si vous avez banni crème, beurre et huile dans votre quête de perte de poids, sachez que cette méthode n'est pas la solution miracle. Une étude publiée dans la revue scientifique britannique The Lancet Diabetes & Endocrinology révèle que les résultats d'un régime pauvre en graisses sont limités.
Les chercheurs ont étudié 53 études portant sur près de 70 000 participants pour comparer l'efficacité de diverses méthodes de perte de poids sur le long terme.
Les régimes pauvres en glucides sont plus efficaces ?
D'après l'analyse, les régimes à faible teneur en matières grasses ne sont pas la meilleure stratégie pour perdre du poids à long terme. Selon le médecin Deirdre Tobias, auteur de l'étude, un régime pauvre en glucides pourrait entraîner une perte de poids supérieure d'environ un kilo par rapport à une méthode sans gras, qui ne donne que 360 grammes de perte après un an.
Malgré la rigueur de cette analyse, la médecin nutritionniste Corinne Chicheportiche-Ayache met en garde contre une interprétation trop simpliste : "Bien que l'on observe une différence, celle-ci est minime et il manque des données sur la durabilité de ces résultats : exclure un groupe alimentaire ne fonctionne souvent pas."
Les dangers de l'exclusion alimentaire
Éliminer un type de nourriture peut mener à des frustrations et des comportements compulsifs. Selon Chicheportiche-Ayache, un régime sans féculents prive l'organisme de tryptophane, essentiel à la production de sérotonine, l'hormone de la détente. Cela peut entraîner davantage de craquages alimentaires.
De plus, après un régime, il est fréquent de voir un effet yo-yo où les individus reprennent rapidement du poids en raison d'une alimentation insoutenable dans le temps. Le corps, alors en mode "réserve", stocke les graisses au détriment des muscles. Pour réussir à maigrir, la clé réside dans un équilibre alimentaire et une activité physique régulière, comme le souligne Chicheportiche-Ayache.







