Il est désormais bien établi que réduire la consommation d'aliments ultra-transformés a des conséquences directes sur notre bien-être, comme l'indique une récente étude américaine. Ces aliments, riches en additifs, arômes artificiels et conservateurs, représentent jusqu'à 60% du régime alimentaire moyen aux États-Unis, selon Sapana Shah, professeur à la NYU Grossman School of Medicine. Que se passe-t-il lorsque l'on diminue leur ingestion ? Une étude parue dans la revue Obesity Science and Practice nous éclaire.
Des résultats encourageants sur la santé à court terme
Cet essai, réalisé sur un échantillon réduit de 14 participants dans le cadre d'une étude pilote, a montré des résultats significatifs sur une période de huit semaines. Les participants, qui déclaraient consommer au moins deux aliments transformés par jour, ont suivi un programme visant à diminuer cette consommation. Ils ont bénéficié de conseils pratiques adaptés à leur régime alimentaire, accompagnés d'un soutien financier.
À l’issue des huit semaines, les chercheurs ont constaté une réduction marquée de l'apport en sucre de 50%, en graisses saturées de 37%, et en sodium de 28%, entraînant une diminution globale de 600 calories par jour. Les participants ont également rapporté des améliorations notables de leur énergie, de leur humeur, ainsi qu'une sensation de bien-être général.
Un impact sur la santé à long terme
Bien que l'étude se concentre sur les effets à court terme, Sapana Shah souligne l'importance de ces changements : "Réduire ou éliminer les aliments ultra-transformés diminue le risque de maladies cardiométaboliques et de troubles liés à la santé mentale." Cette observation renforce l'idée qu'un ajustement dans nos habitudes alimentaires peut avoir des répercussions durables.
Astuces pour réduire les aliments transformés
Cependant, les experts constatent que les recommandations sanitaires américaines n'encouragent pas suffisamment la réduction des aliments transformés. Tamar Samuels, diététicienne, suggère une approche progressive : ne pas bannir ces aliments du jour au lendemain, mais commencer par des substitutions. Par exemple, optez pour des jus de fruits frais plutôt que du commerce, et essayez d'équilibrer vos repas avec une moitié d'assiette de fruits et légumes. Enfin, il est conseillé de planifier ses repas pour éviter les tentations d'options plus riches en éléments nuisibles.







