Nos aliments, souvent trafiqués pour paraître plus attirants, intègrent des "nanomatériaux". Mais que sont-ils réellement ?
Pensez-vous que la couleur de vos M&M's est naturelle ? Non, l'industrie agroalimentaire utilise des techniques spécifiques pour intégrer des nanomatériaux fabriqués. Ces additifs visent à améliorer l'apparence et l'appétence des aliments, mais l'Anses tire la sonnette d'alarme sur les risques potentiels pour la santé. Comment alors limiter leur consommation ?
Différents types de nanomatériaux sont présents dans les produits alimentaires. Depuis 2013, leur usage doit être déclaré dans un registre nommé R-Nano en France. Cela vise à contrôler les matériaux utilisés et à évaluer les éventuels risques sanitaires, bien que l'Anses note que cette déclaration reste insuffisante.
Fonctions des nanomatériaux dans l'alimentation
Les nanomatériaux remplissent généralement trois fonctions majeures :
- Améliorer l'esthétique des aliments : en modifiant la couleur, la texture et la structure.
- Renforcer la sécurité du conditionnement : par exemple, en intégrant des anti-microbiens.
- Augmenter la valeur nutritionnelle : comme l'ajout de carbonate de calcium aux laits pour enrichir leur contenu en calcium.
Produits concernés par les nanomatériaux
Actuellement, on estime qu'au moins 900 produits alimentaires contiennent des nanomatériaux. Les principaux secteurs touchés sont : le lait infantile, les confiseries, les céréales pour le petit-déjeuner, les barres de céréales, ainsi que les viennoiseries et desserts surgelés. Les fabricants sont tenus de signaler l'utilisation de ces additifs dans ces catégories.
L'Anses souligne qu'il ne s'agit que d'un premier inventaire. Une étude approfondie sera réalisée pour évaluer les risques sanitaires potentiels, encore inconnus. Ce recensement vise à encourager les consommateurs à réduire la consommation de produits modifiés.







