Les pots de moutarde refont leur apparition dans nos supermarchés, mais la situation reste fragile. Quand pourrons-nous parler de retour à la normale ? Pourquoi cette pénurie persiste-t-elle encore ? Explications.
Un retour partiel
Bien que la disponibilité de la moutarde se soit améliorée, elle n’est pas encore tout à fait revenue à la normale. Selon Luc Vandermaesen, président de l'Association moutarde de Bourgogne, la pénurie pourrait se poursuivre malgré un retour progressif des produits sur les étagères. Des efforts ont été déployés pour relocaliser la culture de moutarde, et la récolte de l'été a été plus abondante, permettant de récupérer environ 2000 tonnes de graines supplémentaires.
Pourquoi cette pénurie ?
Cette crise a en grande partie été causée par des conditions climatiques difficiles au Canada, qui fournit 80 % des graines de moutarde utilisées en France. L'année 2021 a été marquée par une sécheresse sévère, entraînant une perte significative des récoltes. En parallèle, les agriculteurs français ont également rencontré des défis, avec des années de gels printaniers et d’infestations d’insectes. Ces difficultés se sont traduites par une baisse de la production nationale.
- Les conditions climatiques difficiles ont affecté les récoltes ;
- La forte demande et la consommation excessive en France compliquent le réapprovisionnement.
Quel avenir pour la moutarde ?
Les prévisions de retour à la normale étaient initialement envisagées pour 2024, mais des experts suggèrent maintenant que cela pourrait survenir dès janvier 2023. Malgré une production nationale améliorée, elle ne couvre encore qu’une faible partie des besoins. De plus, la hausse des coûts de production et les dynamiques de marché influencent également les prix à la consommation. La spéculation sur les prix des graines, principalement dictée par le Canada, ande par ailleurs la possibilité d’ajustements tarifaires à la hausse.
En attendant, les consommateurs doivent s’attendre à des prix plus élevés dans les prochains mois. La récolte canadienne de cette année est cruciale, mais il faudra compter quelques mois supplémentaires pour voir une stabilisation complète des stocks en France.







