L'Agence de sécurité sanitaire britannique a récemment alerté le public sur un enjeu de santé majeur : 70 % des poulets disponibles en supermarché contiennent la bactérie Campylobacter. Cette infection, si les bonnes pratiques d'hygiène et de préparation ne sont pas respectées, peut avoir des conséquences graves, voire mortelles.
Le rapport de la Food Standard Agency (FSA), publié le 27 novembre, révèle des résultats alarmants. Sur près de 2000 échantillons de poulets réfrigérés analysés, 70 % étaient contaminés, avec 18 % présentant des niveaux de contamination très élevés. De surcroît, 6 % des emballages portaient également cette bactérie.
Chaque année, au Royaume-Uni, environ 280 000 personnes contractent des infections dues à Campylobacter, notamment après la consommation de poulet. Les victimes sont souvent des enfants, des seniors et des personnes avec un système immunitaire affaibli, pour qui ces infections peuvent être particulièrement dangereuses. Ce phénomène est également noté comme la maladie d'origine alimentaire la plus fréquemment rapportée au sein de l'Union Européenne.
Des précautions simples pour éviter l'infection
La transmission de la bactérie se produit principalement par contact avec la viande crue ou par une cuisson insuffisante. Un précédent rapport de la FSA a montré que le lavage du poulet avant cuisson pouvait en réalité contribuer à propager les bactéries, augmentant ainsi le risque d'intoxication alimentaire.
Pour éviter tout problème, il est essentiel de suivre certaines pratiques :
- Laver soigneusement les mains et les ustensiles après avoir manipulé du poulet cru.
- Cuire le poulet à une température d'au moins 70 °C.
- Conserver le poulet cru dans un récipient hermétique au réfrigérateur pour éviter la contamination croisée.
Il est également conseillé de jeter immédiatement les sacs plastiques et emballages ayant contenu le poulet, et la congélation est une méthode efficace pour éliminer les Campylobacter.
Enfin, la chaîne de production et les normes d'hygiène des abattoirs sont pointées du doigt, car elles jouent un rôle crucial dans la transmission de cette bactérie lors des processus d'abattage et d'emballage des volailles.







