Face aux enjeux de santé publique liés à l'obésité et au surpoids dans les territoires d'Outre-mer, un nouvel arrêté a été mis en place afin de réguler la teneur maximale en sucre ajouté dans les produits alimentaires proposés localement. Ce texte, récemment publié au journal officiel, intervient trois après l'adoption de la loi Lurel, qui cherchait déjà à harmoniser les conditions de vente des produits agroalimentaires entre la métropole et ses régions d’outre-mer.
Des limitations spécifiques pour les produits locaux
Conformément à l'arrêté, il est stipulé que « la teneur en sucres ajoutés des denrées alimentaires de consommation courante » ne doit pas excéder la quantité la plus élevée observée dans les aliments similaires vendus en métropole. Cette mesure concerne non seulement les départements d'outre-mer, mais aussi les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.
Un constat alarmant sur le sucre dans les boissons
Les disparités en termes de sucre entre les produits ultra-marins et ceux disponibles en France hexagonale sont particulièrement significatives. Par exemple, un soda à l'orange commercialisé en Guadeloupe renferme 47 % de sucre en plus que son équivalent métropolitain, un écart qui contribue à l'augmentation des problèmes de santé.
Des enjeux de santé publique critiques
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a souligné lors de la présentation de la stratégie de santé pour les Outre-mer que « l'obésité et le surpoids affectent ces territoires de manière plus sévère, entraînant une prévalence accrue de maladies graves comme le diabète, des problèmes rénaux et cardiaques ainsi que des AVC ». Cette nouvelle régulation vise à combattre cette situation, en sensibilisant les populations aux risques associés à une consommation excessive de sucre.







