L'ONG Foodwatch a obtenu l'autorisation de publier les montants versés par Coca-Cola à divers organismes entre 2010 et 2015. Ces fonds pourraient influer sur le débat entourant l'obésité et le diabète, alerte l'association.
Foodwatch, connue pour son combat en faveur des droits des consommateurs, a toujours prôné la transparence sur les produits alimentaires. L’association a également récemment requis le retrait de lentilles corail contaminées, soulignant son engagement face aux manquements de l'industrie.
Une initiative pour la transparence
En fin d'année 2015, Foodwatch a exigé que Coca-Cola dévoile sa stratégie de financement. La publication récente de la liste des projets soutenus par le géant du soda répond enfin à cette demande.
Parmi les financements notables, l’Institut Européen d’Expertise en Physiologie (IEEP) a reçu un montant considérable de 719 200 euros pour des recherches sur les édulcorants. Foodwatch commente : "Ce versement pourrait être perçu comme une réponse à la menace posée par le rapport de l'ANSES sur les édulcorants, ainsi qu'à la taxe imposée sur les boissons sucrées instaurée en 2012."
De plus, le Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) a bénéficié de 1 118 926 euros pour des initiatives visant à combattre l’obésité juvénile. D’autres fonds ont été alloués à des projets comme ceux de l’Institut Pasteur de Lille, qui a reçu des sommes annuelles variant entre 2000 et 4500 euros pour des interventions lors de congrès de diététiciens.
L'illusion des édulcorants comme solution
Foodwatch dénonce fortement la stratégie de Coca-Cola, qui véhicule l’idée que ses produits contenant des édulcorants, tels que l’aspartame ou la stévia, sont une réponse viable aux problèmes de santé. L'agence de sécurité alimentaire française, ANSES, a de son côté affirmé que ces substances n’ont pas d'effet bénéfique sur le contrôle glycémique des diabétiques.
Des études de la faculté des sciences de l’Université de Boston révèlent que les sodas sont responsables de 184 000 décès chaque année dans le monde, avec un impact majeur sur les maladies liées au diabète. Par ailleurs, des chercheurs universitaires californiens affirment que la consommation régulière de sodas pourrait accélérer le vieillissement des cellules immunitaires de près de deux ans.







