Dans la cuisine, une question revient souvent : doit-on enlever le germe d’une gousse d’ail avant de l’utiliser ?
L’ail, cet ingrédient incontournable qui rehausse le goût de nos plats, suscite des débats quant à son utilisation. Une fois la gousse débarrassée de sa pellicule, se pose alors la question du germe vert qui s’y trouve. En réalité, le choix de l’enlever ou non repose sur des préférences personnelles.
Libre arbitre
Souvent critiqué pour sa prétendue indigestibilité, le germe de l’ail est pourtant inoffensif selon des études de l'Institut d’information sur les micronutriments de l’Université de l’Oregon. Au contraire, il pourrait même favoriser l’activité antioxydante de l’ail, comme l’a souligné une recherche publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry : « Nous avons formulé l'hypothèse que la germination stimule la production de composés phytochimiques bénéfiques pour la santé. » Ainsi, intégrer une gousse d’ail germée dans un plat pourrait se révéler bénéfique.
Cependant, même si le germe est comestible et riche en nutriments, son goût amer peut être un frein. Pour ceux qui souhaitent l’éviter, il suffit de couper la gousse en deux longitudinalement et d’ôter le germe à l'aide d’un couteau ou même à la main.
L’ail, un superaliment
Les gousses d’ail, bien connues pour leur saveur piquante, sont également des alliées santé. Riches en minéraux tels que le calcium, le magnésium et le potassium, ainsi qu’en oligo-éléments tels que le fer, le zinc et le sélénium, elles contribuent à lutter contre le vieillissement cellulaire. Selon le médecin nutritionniste Franck Senninger : "Les antioxydants de l’ail aident à neutraliser les effets nocifs des radicaux libres qui accélèrent ce processus naturel. "
En plus de ses propriétés antioxydantes, l'ail est un remède efficace contre le rhume. Comme l’a expliqué le docteur, « L’ail contient de l’allicine, un composé aux vertus antibactériennes et antiviral. » Un bon prétexte pour ajouter généreusement de l’ail à nos préparations estivales, des bruschettas aux caviars d’aubergine, sans ressentir de culpabilité.







