Une nouvelle inquiétante pour les amateurs de fruits de mer. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a signalé une augmentation préoccupante de la présence de bactéries Vibrio dans les fruits de mer produits et importés en Europe. Ce phénomène est largement attribué au réchauffement climatique.
Les bactéries vibrio : une menace à ne pas sous-estimer
Selon le rapport de l’EFSA, le réchauffement climatique favorise la prolifération des bactéries Vibrio, en particulier dans les eaux côtières tempérées et chaudes. Ces bactéries, souvent présentes dans les coquillages et crustacés crus ou mal cuits, peuvent causer des gastro-entérites. De plus, un contact avec des eaux contaminées peut entraîner des infections cutanées et auditives.
Parmi les espèces les plus dangereuses en Europe figurent Vibrio parahaemolyticus, Vibrio vulnificus, et Vibrio cholerae. La première, retrouvée dans environ 20 % des échantillons de fruits de mer testés, est responsable de gastro-entérites. Les deux autres, détectées respectivement à 6 % et 4 %, peuvent causer des infections graves, voire mortelles, chez les individus les plus vulnérables.
Conditions propices au développement des vibrions
Les conditions de chaleur et de faible salinité favorisent la multiplication des Vibrio. L’EFSA souligne que l'augmentation des événements climatiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, alimente la prolifération de ces bactéries. Si la température de la planète augmente de 2 °C, des prévisions suggèrent une augmentation de 23 à 39 % des infections dues à ces bactéries d'ici 2050.
Les régions particulièrement vulnérables incluent celles aux eaux saumâtres, comme la mer Baltique et la mer Noire, où les conditions favorisent la survie et la croissance de ces germes.
Prévenir les infections à vibrio : les bonnes pratiques
Pour limiter les risques, il est essentiel de garantir le respect de la chaîne du froid durant la transformation, le transport et le stockage des fruits de mer. Les experts recommandent des procédés tels que l'irradiation, la congélation rapide et la purification des mollusques pour réduire la présence de bactéries.
Les consommateurs doivent impérativement cuire convenablement leurs fruits de mer et éviter de les consommer crus. De plus, une étude récente du Dartmouth College révèle que l'augmentation de la consommation de fruits de mer pourrait aussi accroître l'exposition aux PFAS, un groupe de substances toxiques liées à divers problèmes de santé, dont les cancers et les troubles hormonaux.







