Des chercheurs de l'Université du Michigan ont établi que certains aliments peuvent générer une addiction comparable à celle des médicaments ou drogues. En effet, les plats que nous adorerions ne sont ni les carottes ni les concombres.
Une précédente étude menée sur des rongeurs avait déjà révélé que les aliments transformés, souvent riches en sucres ajoutés, pouvaient entraîner des comportements addictifs. La recherche actuelle indique que les aliments particulièrement salés, gras ou sucrés stimulent les mêmes zones du cerveau que certaines drogues dures, accentuant ainsi leur impact sur notre comportement alimentaire.
pizza, chocolat et chips : le podium des addictions
Pour cette étude, plus de 500 personnes ont été invitées à évaluer 35 aliments et à indiquer lesquels elles pourraient désirer consommer jusqu'à en être malades ou ceux dont elles tenteraient d'arrêter la consommation. Les résultats ont permis de classer ces aliments en fonction de leur potentiel addictif, noté de 1 à 7.
Sans surprise, la pizza, le chocolat et les chips dominent cette liste. Viennent ensuite les cookies et la glace. À l'opposé, les aliments tels que les concombres, les carottes, les haricots, les pommes et le riz brun figurent en bas du classement.
Le Dr Nicole Avena, de l'École de médecine du Mont Sinaï, souligne que les aliments plaisants au goût, souvent hautement transformés, peuvent induire des réactions cérébrales similaires à celles provoquées par des drogues ou de l'alcool.
la dépendance alimentaire, un phénomène à considérer
La dépendance alimentaire n'est pas un diagnostic officiel, bien qu’elle puisse être comparée à l'hyperphagie, un trouble caractérisé par une consommation excessive en peu de temps. Ces nouvelles découvertes devraient influencer la manière dont les professionnels de santé abordent les enjeux de l'obésité et du surpoids.







