Vous vous demandez comment sublimer les restes de pommes de terre après votre raclette ? En Savoie, les solutions sont à la fois simples et délicieuses.
Après avoir épluché une quantité impressionnante de pommes de terre pour le grand festin, il est fréquent de se retrouver avec des restes. Même si vos amis ont apprécié le fromage fondu et la charcuterie, il reste encore plusieurs tubercules à écouler. Que faire ? Puree ? Soupe ? Pourquoi ne pas innover ? Pour lutter contre le froid hivernal, rien de tel qu’un plat montagnard qui réchauffe les cœurs sans avoir à préparer une autre soirée raclette.
Le matafan de Savoie : un plat réconfortant
Dans les montagnes savoyardes, les pommes de terre d’une soirée raclette se transforment en une spécialité gourmande : le matafan. Inspiré du patois local signifiant "mater la faim", ce plat est à mi-chemin entre une crêpe et un gratin, un vrai régal pour les skieurs et randonneurs après une journée en plein air.
Une recette à deux temps
Mickaël, chef d’un restaurant emblématique de La Clusaz, nous livre sa version. Il commence par écraser grossièrement les pommes de terre cuites, sans les réduire en purée. Ensuite, il prépare une pâte à crêpes avec 5 œufs, 300 g de farine, 125 g de lait entier ou demi-écrémé, et 50 g de beurre fondu. Il y ajoute une touche aromatique avec de la liqueur de sapin (ou du génépi) et quelques fines herbes comme le cerfeuil et la ciboulette avant de laisser reposer la préparation 20 minutes.
Pour finir, les morceaux de pommes de terre sont mélangés à cette pâte, et le mélange est cuisiné dans une poêle graissée à feu doux jusqu’à ce qu’il soit doré et légèrement décollé des bords.
Un fromage savoureux sur le dessus
L’étape finale consiste à ajouter des lamelles de tomme de Beauregard, un fromage local au lait cru, à pâte molle, dont le goût rappelle celui du Reblochon. En cas de difficulté à se le procurer, le comté ou le beaufort font également l’affaire. Ce plat est ensuite terminé au four, où il cuit pendant 15 minutes à 180°C.
Cela constitue un véritable "moment de partage et de convivialité, surtout en hiver", selon le chef, qui inscrit ainsi son plat dans une démarche de lutte contre le gaspillage. Vous voilà prêt à régaler vos convives avec ce délice montagnard !







