Une étude récente effectuée aux États-Unis souligne l'acceptabilité croissante par le public de produits fabriqués à partir d'ingrédients souvent jetés.
Il est alarmant de constater qu'environ un tiers de la nourriture produite sur notre planète n'est jamais consommée. Ce gaspillage ne se limite pas seulement à nos cuisines ; de nombreuses usines éliminent également des ingrédients au cours de leur production. Par ailleurs, des fruits et légumes parfaitement comestibles, mais considérés comme « moches », sont souvent laissés de côté dans les rayons des épiceries. Ce phénomène est d'autant plus préoccupant selon le rapport « L'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2017 », publié par l'OMS et l'UNICEF, qui révèle que 815 millions de personnes souffraient de la faim en 2016, soit une augmentation de 38 millions par rapport à 2015.
Le terme « recyclé » attire l'attention des consommateurs
Les chercheurs de l'Université de Drexel se sont penchés sur la question de l'acceptation des produits à base d'aliments gaspillés. Leur étude, publiée dans le Journal of Consumer Behavior, a révélé des résultats prometteurs.
Pour élucider le comportement des consommateurs, ils ont étudié trois critères essentiels : la description des produits, les étiquettes et les avantages perçus — qu'ils soient personnels ou communautaires — liés à la consommation de ces produits. Au cours des tests, les participants ont été exposés à trois catégories alimentaires : conventionnels, biologiques et « recyclés ». Ce dernier a été perçu comme une catégorie distincte, indiquant qu'il était plus bénéfique pour l'environnement que les aliments traditionnels, tout en étant moins favorable que les produits biologiques.
Des étiquettes qui font la différence
L'équipe de recherche a également examiné huit types d'étiquettes pour déterminer lesquelles suscitaient le plus d'intérêt : recyclés, améliorés, rééchelonnés, retraités, récupérés, traités, recourus et secourus. L'étiquette « recyclés » a été la plus favorablement accueillie, suivie par « retraités ». Dans la dernière phase de leur enquête, les participants ont souligné que consommer des produits « recyclés » offrait des bénéfices substantiels, non seulement pour eux-mêmes mais surtout pour la société.
Cette étude laisse entrevoir un potentiel d'acceptation élevé de ces produits auprès des consommateurs. Les auteurs soulignent que les aliments dérivés du gaspillage peuvent aider à nourrir la population, à créer de nouveaux emplois et à diminuer l'impact environnemental des ressources perdus.







