La Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) met en lumière l'usage excessif de colorants artificiels par les industriels de la confiserie. Selon une enquête, les bonbons seraient plus colorés qu'ils ne devraient l'être.
Dans un contexte où l'Agence européenne de la sécurité des aliments (AESA) réévalue les colorants autorisés au sein de l'Union européenne, des changements d'étiquetage pourraient être envisagés. La DGCCRF a analysé les teneurs en colorants de divers produits sucrés, visant en particulier deux colorants interdits : l'amarante (E123) et l'érythrosine (E127).
Résultats de l'enquête :
- Seulement 42% des produits de confiserie respectent les normes en vigueur.
- La DGCCRF souligne que le pourcentage de produits déclarés "non conformes" englobe principalement des erreurs d'étiquetage.
Il est à noter que deux tiers des non-conformités détectées concernent des incohérences entre le contenu des produits et les informations fournies sur l'étiquetage. Cela inclut la présence de colorants non déclarés ou l'absence de ceux qui figurent sur l'étiquette.
Pourtant, les colorants autorisés restent nombreux :
- E 102, E 104, E 110, E 122, E 124, E 129, E 131, E 132, E 133, E 142, E 151, et E 155.
En opposition, l'amarante (E123) et l'érythrosine (E127) sont spécifiquement proscrits, alimentant ainsi le débat sur la sécurité des consommations alimentaires, surtout pour les plus jeunes.







